Retour

 

LE GENEPI DES MARMOTTES

  

Rendez-vous hivernal à Saint-Véran (Hautes-Alpes), 2045 m d’altitude, village le plus haut d’Europe, enneigé, inaccessible avec du -13 degrés et une bande de motards mordus par un beau challenge de pilotage et amoureux de la neige… Laurent, Fred (VFR), Raymond et moi-même décidons d’être de la partie ! Au départ de Draguignan, c’est une bande sympa que nous rejoignons : solo, duo, side, 125 cm3, etc. Nous décollons samedi 7janvier vers 9h30 et arrivons au premier point de chute pour 12h30 (Forcalquier). Apéro, repas dans une bâtisse du 15ème siècle avec un puit situé au centre du restaurant dans lequel l’eau (encore potable aujourd’hui) coule depuis 600 ans !   

Laurent ne pouvait malheureusement pas être au départ car il avait rendez-vous chez le médecin le matin… mais la tentation est trop forte pour lui : il nous contacte et décide de nous retrouver au plus vite, sur Forcalquier. Le reste de la troupe continue sa route et nous attendons Laurent. Un bélier n’abandonne pas un autre bélier, nom d’une corne !!L’attente fut longue mais les apéros (plusieurs) + le repas + les cafés nous ont bien meublé le timing. C’est à 16h10 que Lolo arrive… les paries étaient lancés sur son heure d’arrivée… mais nous avons tous perdus et sommes donc tous contraints de payer la tournée ce soir ! Quelle vie difficile.

Nous prenons la route à nouveau vers 16h30 en direction de Gap puis Briançon. La fraicheur se fait sentir et la neige montre son nez. Pendant une pause clop + pipi + clop, Fred (qui dispose d’un thermomètre sur la moto) nous annonce qu’il y a -6 degrés. Vingt Dieux ! C’est pour ça qu’on caille !?

     

C’est après le lac de Serre-Ponçon et Savines-le-Lac que le froid s’installe vraiment : les routes ne sont plus entièrement déneigées et il faut que nous posions nos roues précisément sur les empreintes de passage des voitures si nous ne voulons pas perdre l’adhérence de la gomme arrière… et avant. Ne nous plaignons pas : c’était prévu ! C’est pour ça que « Les Marmottes » existent ! Nous sommes sur une nationale, la N94, et le tapis n’est pas propre. Que va-t-on trouver sur la départementale qui monte là-haut ?

Nous nous arrêtons à « Château-Queyras » pour se dégourdir les pattes et téléphoner à nos « moitiés » pour ne pas qu’elles s’inquiètent.

En effet, il est déjà 19h15 et il nous reste une quinzaine de kilomètres à parcourir dont 12 sont considérés comme « montée difficile ». Une fois arrivés à l’entrée du patelin (et juste devant la pancarte devant laquelle nous avons posé fièrement pour immortaliser l’instant),c’est un camp de courageux que nous découvrons : des gars devant leur feu de bois et leur machine, dans la neige avec la tente plantée là… chapeau les gars !

Nous tentons de monter jusqu’au cœur du village pour accéder au gîte mais c’est impossible, le pneu n’accroche plus. On décide alors de monter les motos une par une, jusqu’à une aire de stationnement sécurisée. On terminera à pied jusqu’à la piole. Une fois la chambre ouverte, on se met à l’aise et lançons les hostilités : whisky, blanc, rouge et rosé accompagnés de terrine de chevreuil, saucisson et bleu d’Auvergne. Le stockage des motos n’était pas une mince affaire car cela ressemblait plus à Holiday-on-ice !

L’apéro nous a bien requinqués, nous pouvons maintenant sortir pour rejoindre les autres au mythique « Bar Les Marmottes ». C’est à cet endroit que l’ambiance va chauffer !

 

Le patron, très cool, va nous faire découvrir le Génépi local « house-made » ! Le délire va commencer : histoires de fous, éclats de rire, déconnade et chants vont rythmer le reste de la soirée (et le début de la nuit). Quand nous réalisons que nous sommes déjà demain et que les 4 béliers sont seuls dans le pub, nous décidons de laisser tranquille le couple propriétaire des lieux et de tenter de retrouver le gîte (il est quelque chose comme 2h00 du mat). Cette ambiance montagne est excellente et chaleureuse. Alors attention ! Il faut être prudent sur le chemin du retour car je me suis déjà ramassé dans la neige en montant vers le pub, il ne s’agit pas de recommencer ! Le panorama est superbe même de nuit (belle pleine lune). Nous apercevons une montagne juste devant nous qui culmine à 3100 m d’altitude avec un magnifique tapis de neige, c’est le top. Arrivés dans la chambre c’est l’apéro le digestif qui commence. Le plafond « sous toit » est tellement bas qu’il nous permet de nous cogner régulièrement, histoire de bien se tenir éveillés. Devant les chalets, ce sont des bécanes bien préparées que nous voyons : ski sur les côtés des motos, « chaussettes » sur pneus arrière, rilsan… … manifestement, nous ne sommes pas nombreux à être montés ici avec des routières entourées de leur carénage… il n’y a que les béliers pour faire ce genre de challenge ! C’est la forte dose de Génépi et d’apéros qui envoient, d’un coup sec, Laurent vers le duvet (ses médicaments y sont certainement pour quelque chose). Le fait de toucher l’oreiller avec la joue le pousse dans un sommeil profond, imperturbable le Lolo ! Il est 3h30 quand nous nous couchons.

Le réveil sonnera à 8h00 pour le p’tit dèj. Ce n’est pas facile de se lever ce matin... la fatigue de la route certainement, ou l’air de la montagne. Raymond se lève en premier puis les autres, un par un. Je glisse dans la douche et me retrouve par terre, « habillé tout nu » sur le carrelage ! Le problème c’est que mon pied gauche est venu se cogner comme une brute sur le mur… résultat des courses : 2 doigts de pied cassés, couleur noir-violet. Je n’ai pas de chance avec les pattes en ce moment, ce n’est pas le pied ! On remballe les affaires, on prend un p’tit déjeuner copieux au gîte et retournons boire un café aux « marmottes » pour dire au revoir. Je découvre des cornes de bélier sur le mur du pub. Excellent ! Je donne mes coordonnées au couple bien sympathique afin qu’il m’en trouve. Il me contactera quand il les aura et nous irons faire une balade là-bas en été avec le club pour les récupérer… pourquoi pas !? Accrochés sur les murs du bélierhouse, ce serait le top.

Le ciel est bleu, le soleil splendide, le paysage magnifique.

 

Nous rééquipons nos machines pour reprendre la route. La descente est délicate car la chaussée est glissante : neige à moitié fondue, plaque de verglas, faut faire gaffe ! Pendant que je fais chauffer la bécane, c’est une grosse douleur au ventre que ressent Laurent : y’a pas de doute, il doit « faire la grosse commission »… ET TOUT DE SUITE !! Les poubelles municipales seront là pour cacher le bonhomme qui va aller se soulager rapidement. Faire ça en plein air, en plein village, à 2045 m d’altitude n’est pas donné à tout le monde !

Nous sommes attendus chez Hubert, un motard chevronné qui habite sur Forcalquier, pour une plancha superbe. On prend un peu de retard, c’est vers 14h00 que nous arrivons. L’accueil est génial et le vin de noix (j’ai goûté 3 versions) délicieux.
Après avoir mangé comme des rois, nous reprenons la direction de la ville du Dragon. On arrive vers 18h30 et passons immédiatement les motos au karcher car la neige et le sel les ont rendues toutes blanches. Personne ne s’est ramassé est c’est bien là le principal. Il faut dire que nous avons joué la sécurité pour les déplacements car les réparations… ça coute cher.

Une fois à la maison, nous ressentons un grand coup de fatigue et la chaleur nous assomme carrément. Le seul regret que nous avons est de ne pas être resté plus longtemps. Une journée de repos sur place aurait été l’idéal… ce sera pour la prochaine fois.
Une hivernale dans ces conditions et dans cette ambiance restera un super souvenir pour nous. Si c’était à refaire nous irions dormir avec les gars sous la tente… tout compte fait, je ne sais pas car ils ont du vraiment cailler !!

Quel plaisir de revoir une ville comme Draguignan où la température est clémente et les routes sèches ! On a une belle région, je confirme !

A bientôt pour la prochaine. Motardement vôtre

Jean-Marc 

haut de page

Entrée    Accueil    Dernière Info   Vie du Bélier   L' Album photos   Vidéos   Petites Annonces  Adhérents    Calendrier
Sortie    Article   Challenge   Humour    Bon plan     Les liens    Livret de sécurité    La trajectoire de sécurité
Tous les présidents    Les Grosses têtes    Les status    Contacts   Les formulaires
Les bienfaiteurs