TREMINIS 2009
8ème concentre des CHAB'S
Depuis longtemps je m'étais promis d'aller visiter LES CHAB'S. j'ai donc profité d'une opportunité calendaire pour aller participer à leur concentre des 28 et 29 mars.
Cette sortie était prévue avec Gaby et Yves, Gilles a pu se libérer presque au dernier moment pour se joindre à nous. Nous savions tous les quatre que nos amis Isérois, qui aiment à venir chez nous, organisent toujours une concentration sympathique.
Rendez-vous était pris pour huit heures quarante cinq, il est tenu. Comme prévu nous enfourchons nos amies et prenons la direction de Sisteron où Yves doit se joindre au cortège. La route est belle, elle est bonne, la moyenne est correcte, si bien qu'à dix heures quarante cinq nous embrassons notre quatrième mousquetaire.
Ceux qui connaissent Yves ont déjà compris..... Après un café rapide, nous enfilons les combinaisons. Lorsque Pascale n'est pas là .... Il pleut comme si le ciel punissait Yves. Mais grands dieux, ne savez vous pas que nous n'y sommes pour rien nous dans cet abandon familial ?
Toujours est-il que vers midi nous faisons halte dans un petit restaurant qui nous est recommandé par Gaby. Un couple nous accueille avec une bonne humeur non feinte et nous voilà à plaisanter gentiment avec toute la gaieté qui nous appartient et dont nous sommes si friands. Un pauvre mais agréable canard plus tard, nous nous déguisons à nouveau en scaphandriers avant de caler nos ventres repus contre le réservoir.
Lorsque nous arrivons à Tréminis, en début d'après midi, une pluie fine nous accompagne. LES CHAB'S nous accueillent chaleureusement et nous indiquent le lieu de bivouac. Nous sommes presque les premiers et profitons du loisir qui nous est offert pour choisir un emplacement le plus convenable en cas d'inondation. Tous se moquaient de moi lorsqu'ils ont vu le ballot que je transportais sur ma selle. L'étonnement et l'envie s'affichaient presque lorsque trois minutes après notre arrivée ma tente était montée et mon ''lit'' installé. C'est à ce moment que la bruine s'est changée en neige fine, laquelle fondait en touchant le sol.
La température extérieure n'était pas froide, aussi au lieu de boire du café, nous avons plutôt commandé des bières. La chaleur régnant dans la salle, laquelle était mise à disposition par la Mairie du village, était un peu assommante. Et malgré l'ouverture de quelques fenêtres nos gorges restaient sèches. Henry FAUNET (un de nos plus anciens chevaliers) qui était arrivé de Savoie avant nous sur son HONDA 125 twin, nous racontait ses multiples aventures. Il n'a pas eu le temps de tout nous dire, pourtant plusieurs heures se sont écoulées ainsi, à l'écouter et à saluer ceux qui arrivaient.
Un peu plus tard, les CHIN GOUFFI nous invitent à l'apéro. Du coup, je ne sais plus à quelle heure quelqu'un m'a porté mon repas (Suis-je allé le chercher moi-même ?) Vous l'avez compris, j'ai profité pleinement de l'ambiance chaleureuse que nous connaissons bien et qui m'a enivré. Après le repas, il est temps de changer. " Ricard, mais pas trop tard " Le malt et le houblon reprennent leur place. Un brouillard nous envahit tous, ce n'est pas une beuverie, pas une saoulerie, simplement une chaude ambiance où le monde devient encore plus beau. Tiens! Je ne sais même plus ce qu'il y avait au menu. Mais qu'importe, de toute façon je n'avais pas très faim, surtout après le sort jeté au fameux canard.
Encore une fois, une petite centaine de figures sympathiques vues ou revues, une chaleur qui ne provient pas des radiateurs, tout cela complétait la joie d'avoir enroulé les virages qui nous ont menés jusqu'à l'endroit. Quelques amateurs ne supportant plus sans doute la chaleur ambiante se sont livrés à un effeuillage soft. Lequel n'a pas contribué à l'apaisement de certains esprits. Mais tout cela est resté bien sympa. Le DJ (que Yves a accaparé pendant plus d'une heure pour discuter technique) a su nous faire entendre la musique que l'on aime, nous avons tous dansé sur ses rythmes et il nous a même passé des slows. Je crois que c'est la première fois que j'entends des slows en concentre, mais peut être que je n'avais jamais veillé assez tard pour en entendre ailleurs ?
Le matin, Gaby m'appelle alors que je profitais encore de la douce chaleur de mon duvet. " Patrice, ouvre et regarde " me dit-elle. J'ouvre et je découvre le manteau blanc qui recouvre tout, pendant qu'elle photographie mon visage sans doute ébahi. Un tapis d'un peu moins de dix centimètres a changé la couleur du paysage et de la végétation. Tout est blanc, tout est beau. Heureusement le goudron reste dégagé et c'est avec sérénité que nous décidons de reprendre la route après le repas de midi. Tous touchés par la maladie du cheveu qui pousse à l'envers, nous nous contenterons d'un petit déjeuner avant le repas frugal concocté par nos hôtes. Pour atteindre midi nous nous occupons au démontage de ce qui est devenu pour un temps nos igloos, et rechargeons nos bêtes.
La neige s'est arrêtée de tomber, mais le brouillard a pris place près du sol et c'est à faible allure que nous rejoignons la nationale qui va nous ramener vers la Dracénie. L'humidité de la chaussée ralentit nos prétentions en matière de chrono, c'est à vitesse modérée que nous arrivons à Castellane où nous réchauffons nos corps avec de la caféine. Déjà nous pensons à rincer nos machines pour enlever le sel ramassé au gré des kilomètres. Il est l'heure de se séparer, nous disons au revoir à Yves et à deux amis de Cannes qui appartiennent à un club qu'ils viennent de ''monter'', LES IDENTIKS. Il s'agit du Président et du Vice-président lesquels étaient chez nous en février. Le Vice-président avait été récompensé chez nous comme étant le motard le plus jeune, il a été récompensé pour les mêmes raisons à Tréminis.
Cette concentre a été un succès, malgré la pluie, la neige, et le froid, mais quelle chaleur dans les cœurs. Tous les clubs n'ont pas les mêmes facilités que nous sur le plan humain, chacun faisant avec ses moyens. Gaby, Gilles et votre serviteur reprenons la route. Les combinaisons ne sont plus tout à fait étanches à cause de la fureur des éléments. Mais en fin d'après midi nous arrivons à Draguignan où nous nous séparons afin de rejoindre chacun nos pénates. Nul besoin de dessaler les montures, la pluie a fait son effet, elle a tout rincé, pilote et machine.
Je ne serai détracteur de rien, félicite et remercie les CHAB'S d'avoir organisé ce moment de joie et de bonheur. Je les salue pour ce qu'ils ont fait pour nous, car lorsque l'on organise quelque chose, ce sont toujours les autres qui en profitent. Toutefois, je considère que les limites d'une hivernale ont été atteintes. A cause du peu de moyens dont ils disposent, LES CHAB'S ont été obligés de louer une salle. C'est là que le bât blesse un peu, certes de bons murs, un bon toit, un sol propre et du chauffage participent au confort de tous. Mais le fût de bois, la toile et la terre laissent un autre goût d'aventure, celui que je préfère.
Ne vous leurrez pas, la convivialité a été présente, c'est avec plaisir que je retournerais chez nos amis. Je préfère simplement, et ils sont nombreux avec moi, l'ambiance à l'ancienne, celle dont les ''TREFFENNISTES'' disent qu'elle leur plait. C'est vrai aussi que cela demande un effort supplémentaire à ceux qui se donnent pour les montages et démontages ainsi que pour le service, mais je reste persuadé que le jeu en vaut la chandelle.
Patrice
