Comme chaque année
Comme chaque année, lorsque je suis en métropole, c'est avec joie que je rends visite à Gilles lors de la concentration qu'il organise.
Cette année, il s'est trouvé que je ne pouvais pas participer à la sortie de Yves et finalement le calendrier faisant parfois bien les choses, j'ai pu me rendre sur le lieu du rassemblement annuel des ceux qui se tiennent comme des cow-boys que cela soit au bar ou sur la terre battue pour frapper le sol au son de la country et du rock and roll.
Ce lieu devient mythique, nous y voyons toujours les mêmes, des gueules même pas presque patibulaires, mais des caractères en or. Il y a souvent aussi quelques anciens Béliers qui n'ont pas oublié leurs racines.
Tout a débuté lors de mon entrée sous le tipi. Gaby vient m'offrir un Ricard pendant que Louis me commande une pression. Vous devinez la suite.....
Notre chef Tétras déjà présent lui aussi tient sa place et ne se la laisse pas voler. Campé sur ses longues jambes arquées par ses éternelles chevauchées, il toise tous nos amis le front barré par sa chevelure décolorée par le soleil, la neige, les embruns de sa Bretagne natale, ceux moins agréables des Eléphants, et puis tout le reste. Il n'hésite pas à se promener avec deux verres à la main, un pour lui et un pour un ami qui viendrait par hasard à se trouver près de sa stature de héros antique.
Claude qui n'a été Blanc qu'au début était lui aussi présent avec sa jeune épouse. Merci Marlène, lui a-t-il sans doute soufflé dans l'oreille au petit matin. En effet, si la nouvelle cavalière n'avais pas pris soin de son cavalier, il y fort à parier que celui-ci n'aurait pas pu prendre le départ de la cavalcade du lendemain.
Pour accompagner l'apéritif, les musiciens au nombre de deux comme ..... chaque années nous font cadeaux des mêmes morceaux que l'année précédente. Mais quel bonheur de les écouter, de frapper dans nos mains, de danser au rythme des accords connus et reconnus.
Bientôt l'heure du repas, mais avant cela une mise en bouche s'impose. Louis serait mieux placer que moi pour vous en parler, lui qui a presque goûté au fruit défendu, se déguisant même en Adam le temps d'un instant. Connaissant la timidité légendaire de notre marin breton, je vais vous dire qu'il a bien profité de la jeune dame qui s'est beaucoup dévêtue avant de l'inviter à lui servir de siège. Au préalable, elle l'a enduit de cosmétique, lequel n'était pas destiné à effacer les traces de ses expériences sur son visage, mais bien pour faire glisser (au moins aux yeux des spectateurs envieux que nous étions) une peau sur l'autre.
Si vous croisez Louis, ne lui parlez pas de ce témoignage, timide et plein de retenue, il renoncerait à reconnaître qu'il a pris un peu de plaisir. Si je dis timide et plein de retenue, c'est bien parce que comme pour la majorité d'entre nous, et dans de telles situations, inutile d'essayer d'accrocher un pavillon à un mât trop court même s'il est barbu comme un patron pêcheur peut l'être.
Après cet entremet auquel beaucoup d'entre nous auraient bien goûté, nous nous sommes rendus près de la cuisine où une choucroute bien garnie nous a été servie. Certes le rouge qui l'accompagnait ne mérite pas de médaille, mais encore une fois, quelle convivialité autour des tréteaux où chacun raconte l'une ou l'autre de ses chevauchées.
Ensuite ? Retour dans la salle, heu où ???? près du point d'eau où il n'y en a pas. Alors bière ou whisky selon les Goûts et vive l'amitié.
Patrice 
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