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Balade
du 13 aout 2006
Les 3 cols
Je suis surprise, nous ne sommes que 6 Béliers à être
au rendez-vous, Alain et Annie, Marco, Gilles, Francis et moi.
Nous sommes tous équipés comme il se doit pour une virée
en montagne. Il n’y en avait qu’un qui était chaussé de
baskets et de mini-socquettes. Qui ??? Qui ???
Départ 8h15 du Grand Caf.
Les 5 motos se suivent inlassablement et en cadence sur la route de
Grasse. Arrivé à Vence, nous faisons une pause café.
Pour ne pas perdre les bonnes habitudes, j’ai proposé du
gâteau que j’avais préparé la veille avec
amour.
Nous enquillons ensuite jusqu’à Isola. Arrêt à la
dernière station service avant la grimpette. Gilles et moi en
profitons pour en griller une (de moins en moins de fumeur au Bélier,
donc de moins en moins de pauses clopes, mais ça ne nous manque
pas plus que ça)
Une rivière longe la route sinueuse, et les abords sont aménagés
de plusieurs aires de piques-nique. Tout en roulant Gilles et Alain
guettent un emplacement libre. Que de monde en montagne, je croyais
qu’ils étaient tous à la plage ! Ouf ! In extremis
nous avons pu occuper un emplacement avant un arrivage massif de touristes.
Le lieu est très agréable, il fait beau, mais le fond
le l’air est frais….. laio, laio !!
Comme d’habitude le repas est très animé. J’apprécie
cet esprit de bonne camaraderie.
Afin de désigner la personne qui fera le compte
rendu de la sortie, nous avons procédé à un p’tit
jeu de capsule et après un peu de suspens le sort a voulu que
ce soit à moi de rédiger l’article. Je le fais
avec plaisir.
Nous avons tous enfilés nos sweats avant de repartir pour Isola
2000. Je trouve la station bien triste sans sa couverture de neige
; Nous ne faisons que passer et poursuivons notre chemin. Je me concentre.
La route est très étroite et les virages plutôt
serrés offrent peu de visibilité. Il y a énormément
de circulation. Encore une fois je suis surprise par le nombre de promeneurs
qui sillonnent les sentiers, malgré le vent très frais.
Le paysage est très rocailleux.
Nous voilà dans la descente du col de la Lombarde, et là,
lors d’un croisement entre un bus et une voiture, ce qui relevait
presque d’une prouesse vue l’étroitesse de la route,
une marche arrière mal calculée de l’automobiliste
et voilà qu’Alain et Annie se retrouvent parterre. Heureusement
plus de peur que de mal. Aucun dégât.
Cet accrochage nous a fait réfléchir car aucun d’entre
nous n’avait de constat à l’amiable, ni même
l’automobiliste. A l’avenir ce document fera parti de mon
paquetage. Et vous ?
Francis nous propose alors d’aller boire le café chez
l’un de ses amis qui a une résidence secondaire dans la
région. Pas la peine de téléphoner, il est toujours
là nous dit-il. Nous suivons donc Zébulon et arrivé à destination,
personne à la maison. Eclats de rire.
Puis il nous propose de faire un petit détour pour voir un magasin
d’équipement de moto aux prix très concurrentiels.
Nous avons vu le magasin,……. fermé bien sur.
Sacré Zébulon grâce à toi nous rigolons
bien.
Sur la route nous menant à Vernante (toujours en Italie) nous
avons admiré au passage de nombreuses villas, l’une plus
cossues que l’autre.
Là, enfin la pause café, pas trop longue, nous avons
encore de la route à faire. Direction le tunnel de Tende.
Je roule en 3ème position derrière Gilles et Alain. Il
y a toujours énormément de circulation. Je réfléchis
bien avant de dépasser afin de ne pas prendre trop de risques
et de ne pas gêner les automobilistes (j’estime que si
je veux que l’on me respecte, moi motard, il est normal que je
respecte les automobilistes) Je traverse le long, très long
tunnel de Tende, pas trop de visibilité avec les lunettes de
soleil. Au bout d’un moment je ne vois plus Gilles et Alain devant
moi et ne distingue pas les feux de Marco et Francis derrière
moi. Je continue mon bonhomme de chemin, hors du tunnel je verrai plus
clair. Mais en vain toujours pas de Bélier en vue. Au bout d’un
moment cela me parait bizarre et je me décide d’arrêter
ma balade en solitaire. Au bout de 20 mn je m’inquiète
et suis prête à faire demi-tour lorsque je vois arriver
les 4 motos. Ouf !
Et oui j’étais tellement concentré sur ma conduite,
que je n’avais pas vu Alain et Gilles arrêtés avant
le Tunnel (achat clopes) Marco et Francis, eux, se sont arrêtés.
Je crois que je suis entrain de faire concurrence à Zébulon.
Bref, nous voilà à nouveau tous réunis.
Cette région est vraiment particulière, nous sommes tantôt
en Italie, puis en France et à nouveau en Italie.
A Airole nous faisons un arrêt pour acheter quelques bouteilles
d’alcool puis direction Vintimiglia .
Vu l’heure, nous empruntons l’autoroute pour rejoindre
Draguignan.
Pas d’arrêt au Grand Caf, chacun rentre chez soi bien fatigué de
notre périple de 450 km.
Il est 20 heures.
Merci à tous pour cette agréable journée
et surtout à Alain qui nous a mené par monts et par vaux.
Motardement vôtre
Marie-Ange  |
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