Les sept BELIERS et un week-end qui n'est pas conforme.
De toutes les concentrations motardes que je connaisse il en existe une qui comme son nom l'indique n'est pas conforme.
Il s'agit comme vous l'avez deviné de la concentration des NO CONFORME.
J'avais dans l'idée déjà depuis longtemps de la refaire avec un groupe plus étoffé de membres du BELIER car je savais que ce serait un week-end d'anthologie.
Je ne me suis pas trompé.
Nous étions sept pour cette aventure et il y a eu aventure.
Je vous livre ci-dessous leurs prénoms et croyez moi le seul fait de les écrire m'émeut, tant ce que nous avons vécu était exceptionnel.
Honneur aux dames GABY ; suivie par les inattendus PHILIPPE, PATOCHE, GUY (la louche) ; la vielle garde MARGOT, PASCAL ; et moi-même.
Que s'est il passé pendant ces 48 heures ? Je vais vous le dire dans le désordre car les visions me viennent toutes ensemble et pas forcement dans l'ordre chronologique.
D'abord le lieu de cette concentration, un camping sauvage caché dans une zone inondable dans le lit de L'ARDECHE.
Notre cuistot, la louche qui visite la cuisine des no conforme.
Toujours notre cuistot qui reçoit les félicitations des participant au treffen pour sa prestation et qui en a la larme a l'œil.
Une bouffe dégueulasse que tous nous avons avalée car ce qui comptait ce week-end là ce n'était pas ce que nous avions dans notre assiette.
50 km avec un vent de travers qui vous oblige à prendre plus de 30 degrés d'angle pour rester sur le bitume BRAVO PHILIPPE.
Une nuit des plus froides avec des souffrances supportées dans le calme et la bonne humeur. Une chanteuse et son orchestre génial pour une nuit de délire. Un patron de restaurant italien et ses serveuses chez qui nous reviendrons car adorables et bon dans l'assiette.
Je laisse mes couleurs à un jeune Hyérois car il veut les mettre sur son blouson.
Je lui précise que ce modeste bout de tissus a parcourus 75000 KM sur mon épaule.
Il est aux anges et offre aux Béliers une tournée générale.
Pour moi aucun regret devant le bonheur de ce motard.
Arrêt pipi dans une grande courbe des gorges de L'ARDECHE et là nous sommes bénis car nous assistons à un passage d'un groupe de plus de 40 motos.
Le bruit, l'odeur, les angles j'ai encore des frissons.
Le réveil et le pliage des tentes le dimanche, moment inoubliable car après nos péripéties individuelles nocturnes nous étions tous là avec toujours notre esprit solidaire.
Voila ce n'est pas vraiment un article mais j'espère que lorsque vous le lirez vous comprendrez ce que nous avons vécu.
Pour les sept qui étaient présents, je suis sur que ce lundi vous avez repensé comme moi à ces deux jours, à ces clichés qui nous passent dans la tète et qui nous rendent nostalgiques.
Merci a mes six compagnons pour votre présence, vos valeurs, votre combativité et votre esprit motard.

